Aparté #10 Fin des Éditions de la Différence

Fondées il y a 41 ans par Joachim Vital et Colette Lambrichs, les éditions de la Différence sont en liquidation judiciaire. La collection Orphée ne ressuscitera pas une seconde fois. Malgré les efforts entrepris depuis 2012 par le financier Claude Mineraud, l’année électorale a détourné le public des librairies et a été fatale aux éditions de la Différence. Colette Lambrichs l’a annoncé hier sur les … Continuer de lire Aparté #10 Fin des Éditions de la Différence

Aparté #9 La poésie au cinéma

Je me sens toujours bien seule quand je parle de mon amour de la poésie. Mon entourage fait preuve d’une attention polie et patiente, à défaut d’intérêt sincère. Il est temps de changer de stratégie. S’ils ne viennent pas à la poésie, la poésie vient à eux, sous une forme peut-être moins intimidante, ou inattendue : le cinéma. J’ai trouvé quelques brillants exemples : adroitement … Continuer de lire Aparté #9 La poésie au cinéma

Tibulle, latin lover

Les élégies de Tibulle (-50 à -19) sont, outre les louanges champêtres (bonheur de la vie simple à la campagne -mais avec des serviteurs quand même-, loin du matérialisme citadin) le récit de ses déconvenues amoureuses. Que l’être aimé s’appelle Délie, Marathus ou Némesis, Tibulle est invariablement malheureux en amour. Mais c’est Délie qui a droit à 6 élégies, et c’est elle que la postérité … Continuer de lire Tibulle, latin lover

Écrire et tenir salon : Anna de Noailles

Fany-un-seul-n (nièce de Gyordy, sœur de Vincent) est fascinée par les personnages charismatiques des communautés d’artistes des années soixante. Edie Sedgwick, Nico, Marianne Faithful : muses et égéries ont nourri l’art d’autrui, parfois au détriment de leur propres aspirations artistiques. Qui savait qu’Edie Sedgwick était diplômée en art ? Pas moi. On se rappelle d’elles par association, alors que certaines sont devenues artistes à leur … Continuer de lire Écrire et tenir salon : Anna de Noailles

« Veux-tu vivre heureux ? Apprends d’abord à souffrir » Ivan Tourgueniev

J’ai tenté de résister au cliché, mais il a été plus fort que moi.  J’ai donc choisi cet extrait. La faute à Dostoïevski : “Je crois que le principal, le plus profond besoin intime du peuple russe, c’est un besoin de souffrance, perpétuel et jamais assouvi, partout et en tout.” Fiodor Dostoïevski. Journal d’un écrivain. Avec Gogol (Les âmes mortes) et Tolstoi  ils ont donné vie … Continuer de lire « Veux-tu vivre heureux ? Apprends d’abord à souffrir » Ivan Tourgueniev